Et bien pour tout ce qui est de ses besoins primaires non! La nature s'est toujours chargée de freiner pour lui ses ambitions trop grandes. Le façonnage et la sélection des meilleures cerveaux s'est toujours faite sur les plus rapides, les plus optimums. Hors de question de mettre un frein quel qu'il soit. C'est comme si un industriel de puces d'ordinateurs décidait de mettre un frein dans ces processeurs. Ce n'est pas concevable car le "toujours plus vite" a été jusqu'au début du siècle dernier, on va dire, toujours profitable.
Sauf que voilà, la "voiture cerveau", dans un monde de surabondance déraille comme un train qui va trop vite. Trop de sucre, de sexe, d'ego, de transport facile, d'argent, de stress, de bruit, de fureur, trop de tout! Et nous rentrons dans une spirale infernale avec en plus un système qui se nourrit de ce défaut du cerveau. Sapiens à poil dans sa forêt, été comme hiver, connaissait mille freins à sa croissance, pas besoin d'en rajouter au contraire. Nous somme passés en quelques décennies du trop peu au beaucoup trop et les cerveaux les plus avides de sexe, de pouvoir, d'argent ont été majoritairement sélectionnés.
En plus, comme nous sommes les rois pour nous raconter des histoires, nous cachons nos défauts par des mythes, des fables, des religions de toutes sortes pour ne pas voir la réalité. Le cercle vicieux est enclenché. Nous répétons nos erreurs à l'infini car nous ne savons pas faire autre chose que croître et nous développer quitte à trucider tout ce qui entrave notre progression même si ça doit être la branche sur laquelle nous sommes assis, même si ça doit être la planète qui nous abrite.