Je me rends compte aujourd'hui que tout ce qu'on dénonce comme mauvais pour la santé correspond presque exactement aux 7 péchés capitaux. Ou plutôt : ce qu'on prône comme bon pour la santé s'oppose chaque fois à l'un des fameux péchés capitaux.
Faite du sport ou une activité physique pour combattre la paresse.
Manger avec modération pour parer à la gourmandise.
Méditation et patience pour contrecarrer la colère
Sobriété pour dire stop à la luxure
Empathie et partage pour éloigner l'envie et la jalousie
Modestie et penser que chacun fait du mieux qu'il peut sera une très bonne thérapie contre l'orgueil
Développer de véritables liens sociaux, partager, collaborer pour dire non à l'avarice !
Voilà ce que qu'on peut trouver sur Wikipédia et qui en dit long sur notre société de consommation de masse.
Georges Bernanos estime que le système économique rendra toujours plus rentable le fait de spéculer sur les vices de l'homme que sur ses besoins. Il voit donc la « société marchande » comme un facteur de corruption s'il n'est pas équilibré d'une manière ou d'une autre par une sorte d'idéal. La publicité utiliserait la propension de l'homme aux péchés capitaux ; ceux-ci seraient donc utilisés afin de « servir les ventes ». Il est possible, à titre d'exercice, de prendre une série de publicités et de voir quel est le (ou quels sont les) péchés capitaux sollicités par chacune : déculpabiliser la paresse (« oubliez vos soucis »), justifier l'orgueil (« parce que je le vaux bien »), exciter la luxure (en général par l'image), réveiller la cupidité (placements financiers ou immobiliers), susciter l'envie (« tous les autres en ont »). Georges se retournerait dans sa tombe si il voyait où on en est arrivé !!!
Jérôme Bosch : Les 7 péchés capitaux