Pour Darwin, le cas des abeilles représentait un grand mystère.
En effet, ce sont des insectes sociaux, c’est-à-dire repartis en castes. Dans une ruche, il y a une reine, quelques bourdons, des milliers d’ouvrières et de combattantes. Pourtant, ils sont tous frères et sœurs avec des gènes très semblables. Comment peut-il y avoir des êtres si dissemblables avec les mêmes parents ? En effet, la reine est la seule fertile, contrairement aux ouvrières. Elle est 30% plus grande, n’a pas d’organe de succion, pas la même couleur, elle pond toute sa vie, elle tue ses concurrentes et surtout elle peut vivre trois ans contre quelques semaines pour les ouvrières. Si on ramène l’espérance de vie d’une ouvrière à celle de l’humain, une reine humaine vivrait 4000 ans !!!
Reine et ouvrières.
Chose très bizarre, les biologistes se sont rendu compte que ce sont les larves nourris exclusivement avec de la gelée royale qui vont donner les reines. La nourriture influence d’une manière ou d’une autre le génome.
Autre bizarrerie, après éclosion, une larve d'ouvrière devient immédiatement une abeille nourrice et puis, successivement au cours de sa courte vie, elle va devenir travailleuse d’intérieur, cirière, gardienne et à la fin elle deviendra obligatoirement une abeille butineuse qui a un comportement très différent de la nourrice. Elle est entre autres capable d’informer ces congénères de la localisation exacte des sources de nourriture en dansant ! On voit ici que l’âge de l’abeille est un facteur environnemental qui influe fortement sur les gènes ! A différents stades de sa vie, s’activent des comportements spécifiques !