Je vais ici résumé très succinctement le dossier paru dans science & vie de septembre 2018 et qui s'intitule : "Mémoire, on a découvert les molécules des souvenirs".
Cela démarre par une expérience historique sur un escargot de mer californien.
Voici la star californienne des laboratoires de neuroscience!
La limace mémorise un choc électrique (il rétracte son siphon après 5 chocs électriques espacés de 20 minutes chacun)
Une partie de ses neurones est ponctionné
…puis injecté dans la tête d’un autre animal…
…qui se souvient à son tour du choc (il rétracte son siphon dès le premier choc électrique).
La mémoire est donc moléculaire.
La méthylation de l’ADN neuronal amorce la mémoire
…qui perdure grâce à une reconfiguration de l’ADN
…et se maintient grâce à des ARN non codants
On constate aussi que si on empêche par une molécule chimique la méthylation chez une souris, elle sera incapable de trouver son chemin dans un labyrinthe. On stop littéralement sa capacité de mémorisation.