Notre cerveau comparatif nous pousse à suivre la masse et notre cerveau relatif nous pousse à toujours vouloir plus. 7 milliards d'être humains font tous les jours le meilleur d'eux même pour se développer, vendre leurs produits, leurs services, etc... Le capitalisme et le néolibéralisme se nourrissent de ces deux comportements, et nous croissons de façon exponentielle dans un monde fini. On sait comment tout cela peut se terminer....( Voir le livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens "Comment tout peut s'effondrer")
La révolution industrielle et le capitalisme mondialisé modifie notre environnement de façon exponentielle. Ce changement est impossible à suivre naturellement et nous plonge dans la vide de la dépression.
Krishnamurti le dit si bien : "Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale d'être bien adapté à une société malade".
Alors que pendant des milliards d'années la nature se transformait assez lentement pour que l'ensemble des espèces s'adaptent, Homo Sapiens, par la puissance de son cerveau, tire la couverture à lui de façon violente pour adapter le milieu à ses propres désirs sans prendre en compte du tout l'ensemble de la biosphère. Après le débat sur l'inné et l'acquis, un nouveau débat vient de naître : l'humain doit-il se réadapter de force à un environnement qu'il transforme ou est ce que l'humain est capable de se réadapter pour modifier sont environnement à l'image du monde et non plus de sa propre figure!
À la lumière du débat entre John Dewey et Walter Lippmann, Barbara Stiegler met au jour les impensés biologiques et évolutionnistes du néo-libéralisme, qui s’est fondé sur l’exigence d’adaptation de l’espèce humaine à un environnement en perpétuelle mutation. Voir le résumé de son livre "Biologie du capitalisme".