Toute vertu est fondée sur la mesure.
_ Sénèque
Dans un monde pauvre vaste et varié en ressources, parfois difficile, rude, compétitif, en continuel changement, l'évolution a doté Homo sapiens de qualités extraordinaires. Ces qualités l'ont poussé sur le devant de la scène jusqu'à l'extrême bout de la chaîne alimentaire pour en faire un quasi dieu. Quelles sont ces qualités ?
Pour rappel aux dernières nouvelles, homo sapiens a été vu il y a 300 000 ans au Maroc. Son étonnant cortex supérieur à la solde de son cerveau primaire a privilégié des stratégies dont certaines ont pris une place prépondérante. Il faut resituer l'action dans un monde abondant certes mais où l'on vivait presque nu, dehors toute la journée et où les outils et la technique étaient naissants, tout se faisait avec ses jambes, ses mains, son corps.
Il est déjà très important de comprendre qu'en fonction des ressources de l'environnement Homo comme beaucoup d'organismes (tous ?) peut passer d'une stratégie de compétition dans un environnement riche à une stratégie de coopération quand les ressources viennent à manquer (1)(2). Voir l'article : Mode coop ou mode compèt. Evidemment comme le niveau de ressource était extrêmement variable, toute les nuances entre ces deux modes étaient possibles.
Voyons de plus près toutes ces vertus :
La stratégie de stockage s'est révélé très avantageuse en cas de pépin, de manque de ressources, de météo exécrables. Homo devait se gaver quand il pouvait pour stocker. Cela lui permettait de se reposer et d'envisager l'avenir plus sereinement. En flux tendu, au moindre accro, c'est la catastrophe. Chaque Homo normalement constitué peut tenir quarante jours sans manger. Ça laisse le temps d'attraper la prochaine proie, de réparer ses outils, de consolider son abri, de s'occuper des enfants, de tisser des liens sociaux, etc...
A vivre dehors dans le froid et la pluie ou la chaleur intense, il est indispensable de ménager sa monture surtout que Homo à l'époque pouvait être une proie (lion, tigre, etc...). Le cortex supérieur s'est toujours mis en quatre pour inventer des outils, des stratégies de chasse qui lui permettait pour un moindre effort d'avoir un résultat maximum.
Par définition, l'Homo qui se reproduisait le plus avait le plus de descendant avec la même stratégie qui s'est renforcé au cours des ans. Le gène égoïste n'ayant qu'une seule envie c'est de se perpétuer le plus possible. (voir le fabuleux livre de Richard Dawkins : le gène égoïste). Donc vivre dans la luxure avec plusieurs femmes ou plusieurs partenaires était très avantageuse.
Homo a développé l'estime de soi à son plus haut niveau pour monter dans le statut social qui lui apportait femmes et sécurité et donc longévité et nombreuses descendance qui sont comme la luxure par définition sélectionné.
Le cerveau d'Homo travail en relatif en regardant toujours vers le haut, vers le mieux, le plus, le toujours plus quel que soit son point de départ. Si le voisin a plus, il mettra tout en oeuvre pour le dépasser, le spolier, le concurrencer.
Savoir s'imposer est un facteur de meilleur statut, de force, de puissance, de confiance en soi qui dans une époque très dépendante des conditions extérieur apportait un avantage décisif. Le chef était très valorisé, la croyance au chef faisait que la tribu pouvait se dépasser pour des causes qui dépassait le besoin de chacun mais améliorait le besoin commun.
Cette faculté de se mettre à la place de l'autre permet de lier des liens sociaux très fort et augmente l'appartenance à un groupe.
Savoir reconnaître une trace de proie ou de prédateur dans la savane était vital, savoir apprendre à reconnaître les fruits, les baies, les feuilles, les arbres, la flore dans son ensemble était aussi primordial. A cet égard, la fabuleuse puissance du cortex supérieur d'Homo a été décisif et privilégié par rapport à la force physique par exemple.
Toutes ces qualités interdépendantes étaient renforcées car à chaque fois qu'il les utilisaient il était récompensés par la production de dopamine, la drogue du plaisir du circuit de récompense.